27/05/2013

Le choix d'un sourire

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Un simple sourire

Quel bonheur de recevoir un simple sourire,
Des lèvres qui montrent un moment de plaisir
Un plaisir de donner, de montrer qu’on apprécie
D’apporter à ce moment un peu de sympathie.

Et il y en a des sourires dans la vie.
Des sourires de femmes jeunes et jolies
Ceux des jeunes enfants encore au berceau
Les sourires des jeunes encore puceaux

Quel beau moment, lors d’un premier regard
Elle vous sourit discrètement, piquant un fard
Ce premier sourire, et des yeux qui s’allument
Des lèvres sensuelles qui légèrement s’embrument.

Un sourire complice un sourire qu’on échange,
Lorsqu’on se retrouve après une nuit de délices.
Le sourire qui traduit le moment d’un beau souvenir
Lorsqu’on se rappelle ce que fut ce plaisir.

Le sourire de ces jeunes devenus parents
Quand ils se penchent sur leur premier enfant.
Et les sourires soupçonneux lorsque qu’ayant grandi
Les enfants partagent avec eux leurs interdits.

Le sourire de l’aïeul qui voit ses petits enfants
Venir avec leurs petits minois souriants
Lui apporter un dernier moment d’amour,
Avant qu’il ne parte, bien loin, pour toujours.

La dernière image que nous laisserons.
Celle d’un visage, devenu ridé et long
Qui sourit encore aux derniers moments
Que lui offrent encore la vie et ses enfants.

Mais il reste aussi les sourires des artistes
Les sourires de ces personnes admiratrices
Des choses de la vie, de l’art et de la culture
Du sourire énigmatique d’une peinture.

22/11/2010

Mathusalem .. je vivrai moins longtemps que lui

comme l'arbre l'homme vieillit,
comme l'arbre l'homme dépérit...

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Bientôt septuagénaire.

Bientôt deux mil onze et j’aurai septante ans !
Septante ans c’est aussi sept fois dix ans !
Je suis né et je n’ai pas connu mon père
Tué en mil neuf cent quarante à la guerre
Il n’avait pas eu le temps d’épouser ma mère.

Bientôt deux mil onze et j’aurai septante ans.
Mais de mon père je ne connus pas les parents
Rejetée ma mère fut considérée comme fille mère!
Et la mort de mon père ne fut pas un critère
Pour m’accepter dans une famille trop fière.

Bientôt deux mil onze et j’aurai septante ans
Et je me rappelle des souvenir d’enfants.
Je vécu mes premières années très entouré
Ma mère avait cinq sœurs et j’étais très gâté
Mais trop jeune pour me souvenir de ce passé.

Bientôt deux mil onze et j’aurai septante ans
Après avoir vécu chez mes grands parents.
Ma mère m’ayant trouvé un père nourricier,
Je dus aller vivre dans un nouveau foyer
Que je devais, avec une demi sœur partager.

Bientôt deux mil onze et j’aurai septante ans
J’avais hérité d’un nom de famille d’antan.
Le père nourricier sévère était un batave
Qui prétendait faire de moi son esclave
Et pour mon éducation fut une entrave.

Bientôt deux mil onze et j’aurai septante ans
Et je suis là grâce à mes grands-parents
Car je dus mon avenir à mon grand-père
Qui su me donner le goût de faire carrière
Comme ingénieur, ce dont il était très fier.

Bientôt deux mil onze et j’aurai septante ans.
Une vie qui ne fut qu’un long roman.
Mais qui serait trop longue à raconter
Et dont seul les bons souvenirs doivent rester
Pour ceux qui plus tard devront de moi attester.

Bientôt deux mil onze et j’aurai septante ans.
Autrement dit cela fait soixante-dix ans.
Qui ne furent pas un long fleuve tranquille
Une vie toute dévouée à la famille
Et aujourd’hui à l’amour de deux petites filles.