30/04/2008

Le premier mai .. un brin de muguet

Le premier est une fête symbolique ..
C'est à la fois la fête du travail ..
mais aussi celle du muguet ...
Dans mon jardin, bien exposés, mes muguets fleurissent
le brin de muguet porte bonheur
j'ai pensé que je pourrais m'exprimer sur ce sujet....
dans un petit sonnet ..

muguet

Le brin de muguet


Quand au mois de mai, sonnent les clochettes,
Quand sous le soleil fleurissent les muguets
Pour quitter un triste hiver qui fut longuet
Et goûter enfin du printemps ses facettes

Quand cette modeste, blanche, petite fleur
Vous sera offerte pour vous témoigner
Le plaisir d’avoir à venir vous le souhaiter
Et vous l’offrir en gage sincère, "le bonheur" !

Petite fleur aux senteurs si parfumées
Qui vient ainsi nous apporter chaque année
Un moment d’échange, d’amour et de sincérité

Petites clochettes qui partiront sans bruit
Après un succès éphémère et sans fruit
En nous ayant annoncé l’arrivée de l’été.

18/04/2008

difficile de bien écrire

Très jeune déjà je m'essayais à écrire ..
Pour plaire aux filles souvent ...
ce qu'elles appréciaient du reste ..
Pourtant de ces "bafouilles", comme aurait dit Perret, il ne me reste que des souvenirs et un carnet que j'ai un jour retrouvé au fond d'une caisse de livres..

Artécrire

L’art d’écrire


Parfois, je propose mes essais de poésies.
Un hobby, un passe temps, une fantaisie.
Pourtant quand j’ouvre une anthologie
Je m’interroge sur les mots qu’ainsi j’écris,
Et que souvent, vous trouvez beaux et choisis
Alors qu’ils manquent de rigueur et de finis.
Pour mériter de plaire, je devrais d’un Boileau
Lire l’art poétique et en faire mon credo
Pour que mon gribouillis puisse être beau !
En remettant cent fois sur le métier mon ouvrage.
Laissant dans ma plume les mots d’un autre age
Soignant les sujets de mes vains papotages !
Mais, jamais de Hugo, je n’aurai le lyrisme
Ni de ses alexandrins, le classicisme,
Encore moins ses idées de libéralisme.
Me limitant dans une diversification
Laborieuse, qui ne satisfait pas ma passion,
J’écris, souvent, sans me faire de concessions.
Mais je devrais aussi d’une rose me souvenir
Pour comme un Ronsard avec des mots l’offrir
A une belle Roxane, à qui on veut faire plaisir.
Je voudrais d’un Verlaine trouver les accents,
La sensualité, la musique, les tourments,
Dont par ses mots, il nous fait vivre des moments.
Parfois aussi en révolte comme Rimbaud
Je m’exprime avec des mots très inamicaux
Sur un monde absurde et ses tristes fléaux.
D’un Musset, je n’ai pas le romantisme
Vivant ma vie avec trop de réalisme
Mes mots sont souvent absents de lyrisme.
Je ne suis donc, aucun de ces brillants auteurs
Mes mots traduisent des sentiments, des douleurs
Et rarement de ma vie un moment de bonheur.
Ma versification n’est donc qu’une façon,
Un mode pédant et maladroit d’expression
Dont je ne tire pas vanité, ni prétention.

07/04/2008

le marivaudage virtuel

Comment pouvoir venir vers vous Mesdames,
pour vous dire que les mots restent mon dernier langage
pour venir vous dire, qu' à mon grand age
combien encore je vous aime
et que cet amour est pour moi un dilemme ...

Molière

Marivaudage

Histoire d’hier, d’un passé, d’un autre age
Histoire d’amour courtois et marivaudage.
Qu’il m’est plaisant souvent mesdames,
D’avec des mots venir vous dire ma flamme.
Des mots de douceur, qu’avec galanterie
J’utilise parfois pour toucher vos cœurs.
Vous apporter, comme un galant le bonheur
Qu’il m’est agréable, souvent batifolant
D’écrire pour vous mes tendres penchants.
Mots sans malice, mots sincères, mots doux
Qui jamais, n’ont mérités votre courroux.
Car, qu’est-il de plus beau que d’entendre
L’expression d’un plaisir par des mots tendres.
Qu’un homme peut chuchoter à l’oreille ?
Et qui prennent des goûts douceur de miel.
Qui vous disent comment vous êtes jolies
Comment pour vous nous ferions des folies.
Vous exprimer nos amoureux sentiments
Vous dire aussi comment très intimement
Nous dirions que vous nous semblez belles.
Et que l’amour avec vous, en étreintes virtuelles
Sont de doux moments que j’aime passer
Et venir ici dans ces mots vous les chanter.
Vous aimer toutes, qu’importe mon grand age,
Ce ne serait pour vous que du marivaudage.


un marivaudage simplement virtuel